Voyage Uluru

Le mythique Mont Uluru (auparavant appelé Ayers Rock) dans la région d’Alice Springs, se situe en plein centre de l’Australie dans le légendaire outback et le parc national d'Uluru-Kata Tjuta, près de la petite ville de Yulara. Deuxième plus grand monolithe au monde, c’est le site le plus célèbre de tout le continent australien. Les spécialistes vous diront que c’est un inselberg, une montagne vieille de 500 millions d’années et qui a résisté à l’érosion. Sa hauteur est de 348 mètres. Cela peut sembler peu, mais le mastodonte (2,5 km de longueur et 9,4 km de périmètre, tout de même !) est magistral. Il en impose, n’oubliez surtout pas votre appareil photo ! Un voyage au mont Uluru sera à coup sûr inoubliable !

Infos pratiques pour son voyage à Uluru

Pour voir le Mont Uluru, vous vous retrouverez au cœur de l’Outback. En clair, cela veut dire chaleur, poussière rouge, étendues désertiques à perte de vue… et à 335 km à vol d'oiseau de la petite ville d'Alice Springs (440 km - 6 heures de trajet - par la route). Si le climat est généralement chaud et sec sur cette zone (température moyenne annuelle de 22° Celsius), il peut faire assez froid en hiver (en hiver austral, c’est-à-dire en juin, juillet et août), notamment la nuit. Le record de chaleur fut enregistré en octobre 2013 : 46° C ! Et le record de froid en juillet 2002, - 3 °C. L’automne et le printemps sont les meilleures saisons pour découvrir cette partie de l’Australie. Sur place, il est prudent de partir en excursion tôt le matin afin d’éviter les grosses chaleurs, et bien sûr, se munir d’une protection solaire et d’eau.

Le mieux est sans doute de se rendre en voiture jusqu’à Alice Springs, avec une voiture de location. Notez que vous devrez avoir avec vous votre permis de conduire international et votre permis national. Autre solution, l’aéroport de Connellan n’est pas loin. Arrivé là, une bonne solution pour continuer l’aventure est de louer sur place un camping-car (pour une semaine et avec deux couchettes, le coût de location est à partir de 800 dollars australiens, depuis la ville d’Alice Springs). La grande majorité des routes menant aux sites sont goudronnées. Cependant, il y a aussi de nombreux hôtels et Bed and Breakfast à Alice Springs et le tour des sites peut facilement être fait en trois jours, en voiture. Pour visiter les divers sites d’excursion et en plus d’une voiture ou d’un camping-car, vous aurez l’embarras du choix : à pied, en bus, en location de quadricycle ou de moto, voire même en ballon dirigeable !

En 1985, les aborigènes anangu (Pitjantjatjara et Yankunytjatjara) ont repris leurs droits sur ces terres, sacrées pour eux. De fait, peintures et dessins rupestres témoignent d’une occupation ancestrale de la zone. Allez faire un tour au « Cultural Centre » (centre culturel d'Uluru-Kata Tjuta), il vous dira tout sur l’origine des lieux et la culture aborigène, avec une galerie d’art et des boutiques. La ville d’Alice Springs propose aussi de nombreuses galeries d’art aborigène. En 1873 un occidental découvre pour la première fois le site d’Uluru, et le baptise Ayers Rock, du nom du premier ministre de l’époque, Henry Ayers. Les aborigènes vont lutter longtemps pour préserver leurs traditions et leur mode de vie ancestral, pour finalement récupérer le site et amener la décision du Conseil du parc, qui interdit à partir d’octobre 2019 la montée sur le rocher. Au-delà de cette date, les contrevenants risqueront 60 000 dollars australiens (39 500 euros environ) d’amende et deux ans de prison. Ces mises au point n’ont choqué personne. L’excursion est considérée depuis longtemps par les aborigènes comme une profanation et un manque de respect. Désormais, le voyageur n’aura plus l’impression d’entrer dans un parc d’attraction fourmillant de touristes, il pénétrera sur une terre sacrée. Car rester en contrebas ne rend pas le site moins intéressant pour le voyageur, loin de là. En définitive, que vous montiez sur le Mont Uluru ou non, n’a que peu d’importance. Sa renommée provient du spectacle sans cesse renouvelé du lever et du coucher du soleil qui fait changer sa couleur. Ce que vous ressentirez en l’observant seulement, dans l’air chaud de ce paysage rouge, sur cette terre millénaire n’appartiendra qu’à vous. Vous pourrez aussi en faire le tour, et ce n’est pas rien : entre 9 et 10 km, soit environ 4 heures de marche facile mais en plein soleil. Puis, vous pourrez attendre le soir et lever les yeux au ciel : les étoiles seront innombrables et superbes. Deux parkings sont spécialement prévus pour admirer confortablement Uluru au lever et au coucher du soleil.

Les paysages lors de votre voyage Uluru

Tout le Parc d’Uluru recèle des paysages superbes et offre des possibilités variées d’excursions, de 30 minutes à 4 heures de marche, pour découvrir ses paysages, ses particularités géologiques et ses peintures rupestres. L’entrée du parc est payante et valable 3 jours ($25 par personne). Non loin du mont Uluru, il reste bien des merveilles à découvrir et notamment les monts Olga (aussi connus sous le nom de Kata Tjuta), à seulement 25 kilomètres par la route. L’aéroport de Connellan se trouve à 55 km du site. Les inselbergs Kata Tjuta (« beaucoup de têtes » en langage aborigène) sont âgés de 500 millions d'années. Selon les légendes, un immense serpent, le roi Wanambi, vivait au sommet des monts. Le paysage impressionne : 36 dômes parsèment la plaine, le plus haut culmine à 1070m. La zone est sacrée pour les aborigènes.

Les voyageurs plus sportifs auront à cœur de faire une excursion en journée qui les promènera entre les dômes. Là aussi, le coucher de soleil sur les monts est splendide, et accessible depuis un parking aménagé. Les plus aventureux essayeront peut être un survol en hélicoptère des Monts Olga, souvent combiné avec celui du Mont Uluru. Ne manquez pas Kings Canyon, à seulement trois heures d’Uluru. Ce canyon de roche rouge se trouve dans un parc attenant, le parc national de Warrtaka, mais il est situé entre Uluru et Alice Springs. Il serait donc impensable de ne pas pousser jusqu’à ce grandiose canyon et ses parois escarpées de cent mètres de haut. Il domine une immense forêt de palmiers … Kings Canyon est à 320km d’Uluru et à 474km d’Alice Springs. Sur place, la randonnée de 6 km dure environ 4 heures. Un guide aborigène pourra tout vous montrer de sa terre. Les plus aguerris pourront suivre le sentier de randonnée Giles Track, long de 22 km, qui relie Kings Canyon à Kathleen Springs. Et, d’une façon générale, dans tout le parc, vous pourrez à loisir observer une nature splendide.

La faune et la flore sont ici exceptionnelles. La faune est particulièrement originale et dense. Les aborigènes du parc continuent de chasser, surtout le kangourou, l’émeu et l’outarde d’Australie. Quant au voyageur, il pourra observer des kangourous bien sûr, mais aussi des wallabies, des émeus, des dingos, des renards phalangers, des bilbies, des bettongies de Lesueur, sept espèces de chauve-souris, soixante-treize espèces de reptiles (dont le fameux python de Ramsay) et 178 espèces d’oiseaux, aux noms évocateurs de « perruche splendide » ou « méliphage à front blanc » ! Tous ces animaux sont totalement sauvages et en liberté. Exception amusante, profitez du « Lasseters Camel Cup » en juillet, un carnaval annuel d’une journée, où vous verrez des courses de chameaux.

Quant à la flore, elle est typique et constituée d’espèces rares, aptes à résister au désert. Elle joue un rôle important dans les légendes aborigènes. Certaines plantes sont étroitement associées au culte des ancêtres. En septembre et octobre, d’étranges floraisons colorent le désert.

Les fruits du bush sont récoltés par les aborigènes qui les mangent. Il s’agit pour la plupart de « pommes de kangourou » (Solanum laciniatum), petits fruits jaunes et oblongs de 3 cm environ (verts, ils sont toxiques). Les arbres sont rares mais eux aussi particuliers, tel par exemple le fameux « arbre à sang » (corymbia terminalis), dont la sève rouge sert de désinfectant ou de traitement contre les infections respiratoires.

Après ces multiples découvertes, le moment sera venu de faire le chemin inverse, dans cette terre authentique et sauvage. Vous emporterez avec vous un bagage inestimable, le souvenir d’une nature grandiose et insolite. Aller en Australie, c’est prendre la route pour faire connaissance avec soi-même. Parce que ce continent mythique et éloigné offre sa totale authenticité, vous en reviendrez riche d’avoir réussi à arpenter un chemin millénaire, dont le sens ancestral est précieusement gardé aujourd’hui encore par le peuple aborigène. Le mont Uluru, solitaire et massif, et ses voisins, vous attendent !

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