Secteurs d'activités en Argentine

L’Argentine : un pays émergent

L’Argentine, tout comme le Brésil, fait partie des états émergents d’Amérique du Sud. Le pays a traversé une grave crise économique entre 1998 et 2002 mais son marché financier se relève petit à petit de cette zone de turbulence. La monnaie en Argentine a connu de nombreux changements.

C’est un état qui possède de nombreuses richesses naturelles. Mais historiquement l'état a plutôt une vocation agricole bien marquée. Aujourd’hui cette vocation s’affirme dans l’exportation de ressources agroalimentaires. Ses points forts restent le soja, les céréales, les agrumes et une viande bovine de qualité.

L’Argentine est aujourd’hui entrée de plein pied dans la mondialisation. Le temps où l’Argentine entretenait uniquement des relations avec ses états voisins semble être révolu. De nos jours, elle se tourne vers le monde entier et exporte ses produits au-delà des autres états de son continent. Elle développe notamment un intérêt certain pour le Proche Orient.

Elle semble être désormais admise dans le rang des états émergents, même si les critères peuvent varier selon les classements. On remarque toutefois qu’elle est très souvent invitée au G20. Son PIB actuel lui permet donc de retrouver le cercle assez restreint des grandes puissances mondiales.

Les montagnes russes années 1990/2000

Grâce à la politique menée par le ministre de l’économie Domingo Cavallo en 1992 et son idée d’aligner le Peso argentin sur le dollar américain, l’inflation est vaincue et la croissance du PIB est en hausse. Un véritable « miracle argentin » va avoir lieu, permettant aux Argentins d’investir en profitant des faibles taux d’intérêt. Mais la brutale remontée du dollar en 1998 vient ébranler le système mis en place et vient malmener le système bancaire qui ne parvient pas à faire face.

En 2002 le PIB est en chute libre et le gouvernement est contraint de déclarer l’insolvabilité face aux créanciers. Cela conduit inévitablement à la dévaluation du peso face au dollar. En 2003, cette dévaluation salutaire commence à enregistrer des bénéfices qui profitent surtout aux exportations. Cela permet également à l'agroalimentaire de retrouver sa prospérité. Dès 2009, le président Kirchner rembourse même en avance sa dette envers le FMI, ce qui dégage son état de la tutelle du FMI et lui permet ainsi de retrouver son indépendance économique.

L’économie actuelle et le poids du secteur primaire

Depuis 2003, l'état connaît une croissance exponentielle. Cette réactivation est favorisée par l’instauration d’un peso faible qui a engendré une production de biens très compétitifs sur le plan international. L’Argentine connaît alors des phases de forte croissance. Les entreprises locales profitent de la dévaluation de la monnaie pour devenir plus compétitives avec la France et mondialement, et entamer le développement de leurs activités.

La production agricole reste le domaine historique. Le secteur primaire représente aujourd’hui 6% du PIB. Il repose essentiellement sur l’élevage des bovins pour exporter une viande d’une qualité appréciée et réputée mondialement. L’Argentine produit surtout beaucoup de soja (3ème producteur mondial) et pas mal de blé. Parmi les productions les plus importantes on compte le tabac, les agrumes, le thé et le raisin.

L’Argentine exporte beaucoup de produits dérivés du soja et de la canne à sucre. L'état est passé maître dans l’art du biocarburant, ce qui fait de l’Argentine le premier exportateur de biodiesel et le quatrième producteur mondial.

Les autres secteurs d’activité

Vous vous rendrez compte pendant votre voyage Argentine que le sol argentin regorge de richesses énergétiques. Les matières premières se trouvent en abondance comme le gaz naturel, le gaz de schiste ou encore le pétrole. Des chiffres éloquents viennent souligner cet énorme potentiel : second gisement de gaz de schiste mondial, quatrième plus grande réserve pétrolière, et premier producteur de gaz naturel du Sud Américain.

Ces dernières années, le domaine industriel s’est considérablement développé pour atteindre aujourd’hui 28 % du PIB. Il est source d’emplois, puisqu’il occupe un quart de la population active. Tous les secteurs industriels ne se développent pas au même rythme. Les industries des biens de consommation (alimentation et textile) doivent faire face à la concurrence due aux progrès technologiques. Mais les industries traditionnelles ont créé une production supérieure à l’offre pour pouvoir résister à la concurrence de nouveaux produits. La production industrielle peut s’appuyer sur l’industrie alimentaire, textile, automobile, du cuir, chimique, pétrochimique et métallurgique.

Enfin, le tertiaire est en constante progression. Il représente 66% du PIB et emploie la plus grande partie de la population. Le tourisme est particulièrement dynamique. L'Argentine se développe aujourd'hui dans les services des secteurs de pointe comme les logiciels ou la téléphonie.

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