Fiche Pays Afrique du Sud

L'Afrique du Sud

Intitulé officiel du pays : Afrique du Sud
Capitale : Pretoria
Superficie : 1.2 million km²
Population : 48.8 millions d'habitants
Peuples et ethnies : L’Afrique du sud est un pays dont la richesse culturelle se traduit dans la diversité de ses peuples et ethnies : la population noire est composée d’Africains (80 % de la population d’Afrique du Sud), avec de nombreuses ethnies, comme les Ndebeles, les Ngunis ou les Zoulous. La population blanche est composée de Hollandais et de Britanniques (9 % de la population). Les 11 % restants de la population sont asiatiques (parmi lesquels 98 % d’Indiens) et les Métis.
Langues : L’anglais est la langue la plus couramment parlée, mais l’Afrique du Sud compte 11 langues officielles. On retrouve par exemple le Ndebele ou l’Afrikaans : ce sont souvent des dialectes parlés par certaines ethnies d’Afrique du Sud.
Religions : L’Afrique du Sud est un pays très croyant et pratiquant. Les chrétiens représentent 80 % de la population : pour la plupart, ils appartiennent à l’Eglise réformée de Hollande. De plus, la population sud-africaine est juive ou musulmane à 6 %. Pour autant, il y a environ 15 % de population athée.
Institutions politiques : Le pays est une République parlementaire. Cela signifie que le Président occupe des fonctions de chef de l’Etat, le Premier ministre est, quant à lui, chef du gouvernement. Tous deux sont élus par le Parlement. La fin de l’Apartheid, en 1991, propulse l’ANC (Congrès National Africain) au pouvoir. Le parti est un fervent défenseur des droits de la majorité noire et lutte plus généralement contre l’Apartheid. Son président est aussi devenu le Président de l’Afrique du Sud : Jacob Zuma.
Président de la République : Depuis 2009, il s’agit de Jacob Zuma


Histoire de l'Afrique du Sud

Les premiers habitants

L’Afrique du Sud a été peuplée très tôt : des peintures pariétales ont été retrouvées à Sterkfontein et confirment une présence humaine dans le sud de l’Afrique, il y a plus de 40 000 ans. Ce sont probablement les San, un peuple de cueilleurs et de chasseurs, qui ont vécu les premiers dans l’actuelle Afrique du Sud et ses alentours. Aujourd’hui, cette civilisation a des héritiers présents un peu partout sur le continent africain, mais notamment en Afrique du Sud et au Botswana.
Au Ve siècle, ce sont des peuples de la culture bantoue qui investissent le territoire africain. Originaires du delta nigérien, les Bantous ont émigré vers l’Afrique de l’Ouest. De nombreuses ethnies sont nées de la culture bantoue : de fait, la plupart des Africains, mais aussi des Sud-africains, sont des descendants du peuple bantou, qui compte parmi les plus anciennes civilisations d’Afrique.


L’arrivée des Occidentaux

Bartolomeu Dias, un navigateur portugais, fut le premier à découvrir l’Afrique du Sud, en 1487, sans pour autant y poser les pieds. Il avait alors surnommé le pays, avec d'autres navigateurs, le Cap de Bonne Espérance. En 1497, c’est Vasco de Gama qui s’introduit en Afrique du Sud. Pour autant, la majorité des Portugais reste plus intéressée par l’or et les routes maritimes menant à l’est que par le coeur de l’Afrique du Sud.
En 1652, les Hollandais sont les premiers à fonder à un port de ravitaillement pour leurs navires, afin de leur permettre de rejoindre les Indes. Cette année-là marque le début d’une omniprésence européenne sur le continent africain.
En 1806, les Britanniques s’imposent comme nouvelle puissance coloniale de l’Afrique et prennent la place des Hollandais, jusqu’alors bien installés. Cette nouvelle hégémonie est source de conflits en Afrique du Sud : les Boers (des fermiers franco-hollandais) et les Zoulous (peuple bantou d’Afrique) finissent par quitter le Cap de Bonne Espérance. Cela mènera à de nombreux affrontements, notamment la guerre des Boers.


L’Union Africaine autonome

L’Union sud-africaine naît en 1910, après de longues années d’affrontements en interne. Elle symbolise l’indépendance et mieux encore, la création d’un nouveau pays, l’Afrique du Sud. Cela a pour effet d’autonomiser le nouveau pays de la domination britannique, bien que le territoire reste encore sous la tutelle du Royaume-Uni. Ainsi, le néerlandais et l’anglais constituent les langues officielles de l’époque. Suite à cette création, de premières traces de discrimination apparaissent rapidement : au sein de cette Union sud-africaine, les Africains noirs n’ont par exemple pas le droit de vote.


L’Apartheid

Le terme d’Apartheid signifie, en Afrikaans, « séparation ». Ce sera clairement la ligne politique du NP, le National Party, qui fait campagne dès 1948 pour l’Apartheid. Le parti est soutenu par l’Afrikaan party, lui aussi ultra-nationaliste. Tous deux forment alors une coalition qui leur permet de remporter les élections. Une fois au pouvoir, ils abolissent de nombreux droits pour les Africains noirs : pas de mariages ni de relations intimes entre blancs et noirs, les individus sont alors classés selon leur race. L’ensemble des règlements des lieux publics stigmatisent la population noire : qu’il s’agisse d’écoles, d’hôpitaux ou de transports en commun, il n’est laissé aucun droit aux noirs, sur la place publique.
Face à cela, l’African National Congress, ou ANC, est créé en 1912. Le parti organise dans un premier temps des manifestations pacifiques, pour protester contre ces calomnies. Très vite, face à la réprimande de plus en plus offensive du gouvernement pro-Apartheid, le parti se transforme en véritable mouvement activiste anti-Apartheid : l’Afrique du Sud connaît de violents affrontements, avec de lourds bilans de chaque côté. L’ANC et sa version modérée, le PAC (Panafrican Congress) sont déclarés comme étant des organisations non légales dans les années 1960, ce qui a pour conséquence de freiner l’action de ces partis. S’en suit une période de guerre interne, où le sabotage, le pillage et les actions de nuit se répandent. En 1964, les principaux leaders de ces organisations sont arrêtés et condamnés à passer leur vie en prison. Parmi ces leaders, il y a Nelson Mandela.

Suite à ces arrestations, la virulence contre les noirs d’Afrique ne s’estompent pas, bien au contraire. Le peuple noir subit une véritable ghettoïsation, ainsi qu'un autoritarisme politique. Ce sont alors les étudiants noirs qui reprennent la lutte anti-Apartheid, inspirés par les actions de leaders tels que Mandela. Ces étudiants s’arment et arment aussi leurs compatriotes venus grossir les rangs des organisations anti-Apartheid. Malgré les interventions d'organisations internationales, qui sanctionnent notamment le régime Afrikaner (qui se voit imposé un embargo par les Nations unies), l’Afrique du Sud reste dans une période sombre, les dirigeants réussissant à détourner la moindre négociation.
Ce n’est que dans les années 1980 que les lois envers la population noire sont progressivement assouplies. Cela est concomitant à une diminution progressive de la population blanche, qui a émigré en Europe. Des tensions fortes sont encore à déclarer, puisque le pays enclenche l’état d’urgence en 1986. L’année 1990 marque un tournant dans l’histoire de l’Afrique du Sud : Frederik de Klerk, fraîchement élu Président, légalise l’ANC ainsi que l’ensemble des mouvements noirs activistes anti-Apartheid. L’année suivante, Nelson Mandela sort de prison. Une nouvelle Constitution est alors rédigée pour le pays, avec l’ANC et le PAC aux premières loges. Il est choisi de créer une commission « Vérité et réconciliation », qui vise à dénoncer l’Apartheid et à réconcilier l’ensemble des communautés sud-africaines.


Géographie de l'Afrique du Sud

L’Afrique du Sud est un pays de grande taille : sa superficie est deux fois plus grande que la France. Ses principales villes sont Pretoria, la capitale, mais aussi Cape Town et Johannesburg. Le pays est situé le plus au sud du continent africain, ouvrant à la fois sur l’océan Indien et sur l’océan Atlantique. Le pays connaît plusieurs types de climats : tandis qu’au Cap, il est plutôt de type méditerranéen, il est tropical dans les plateaux du nord, subtropical humide dans la région de Durban, et même désertique sur la côte atlantique. Cela s’explique en raison de facteurs physiques : le pays possède en effet une chaîne montagneuse, le Drakensberg, le long de laquelle se trouve un littoral riche sur le plan faunistique et floral. L’Afrique du Sud, pour toutes ces raisons, compte parmi les destinations phares pour un safari. En effet, les « big five » vivent dans la nature sud-africaine : rhinocéros, léopard, buffle, éléphant et lion.


Economie de l'Afrique du Sud

L’Afrique du Sud est l’un des pays les plus actifs du continent africain, avec une bourse classée 17e à l’échelle mondiale. Le pays est d’ailleurs considéré comme la « superpuissance » économique du continent. Bien que les services soient une part prépondérante de son PIB (65 %), le pays est aussi bien industrialisé (25 % du PIB) et comporte un secteur agricole performant (10 % du PIB). Cela s’explique par la multiplicité des activités commerciales et industrielles exercées dans le pays, mais aussi en raison de ses ressources naturelles : l’exploitation de minerai est une des premières activités du pays (or, diamant, platine). Le pays est également en pleine croissance économique et ne souffre plus de la crise. Cependant, socialement et économiquement, des vestiges de l’époque de l’Apartheid sont encore à déplorer : même si les chiffres officiels présentent un taux de chômage de 25 %, il peut en vérité atteindre 40 % dans certaines villes et touche plus particulièrement la population noire. En cela, l’Afrique du Sud se classe 125e dans le tableau des Indicateurs de Développement Humain en 2011, même si la tendance semble s'améliorer.


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